QUOI DE NEUVE ? (44)

9 avril 2026 § 0 commentaire

Poètes, vos dessins !

L’entrée du printemps s’est faite cette année sous le signe de deux expositions collectives à La Galerie du Génie de la Bastille. Ce fut d’abord le Printemps des Poètes dont le motif était cette année « La Liberté. Force vive déployée ». Outre une photo (L’oiseau Libre) déjà montrée dans ces pages et une peinture/livre (L’Ivre de Vie) que vous pouvez voir dans l’image n°1, j’avais accroché au plafond de la galerie une Balançoire à Plumes, manière de rejoindre dans un clin d’œil souriant l’univers des oiseaux, eux qui possèdent un degré de liberté du plus que nous, pauvres humains, collés au sol par la gravité (sauf les quatre astronautes d’Artémis qui au moment d’un lever de Terre sur la face cachée de la Lune ont envoyé un salutaire message d’amour à l’humanité qui n’a pas pour autant cesser de ne pas cesser le feu).

La semaine qui suivit fut celle du Génie du Dessin où j’exposais quatre dessins « à la pierre noire », sorte de crayon à fusain que j’aime parfois utiliser pour croquer des paysages ou des corps nus.

Le seul point commun de ces deux expos furent l’absence de toute avalanche de ventes. Savez-vous quel est la montagne préférée des peintres les soirs de vernissage ? C’est le Mont Ventoux…

Et comme remède, je n’ai pas trouvé mieux que de poursuivre la creusée des pinceaux dans la tendresse colorée des joies d’atelier. Quelques preuves dans les autres photos de cette chronique.

Plutôt que de parler de réarmement démographique (quel horrible concept) il faudrait cesser de dire qu’une femme « tombe » enceinte ? Cela aiderait peut-être à enrayer la chute des naissances…

Comment passer de nos quatre éléments occidentaux (Terre, Eau, Feu, Air) aux cinq éléments de la pensée traditionnelle chinoise (Terre, Métal, Eau, Bois et Feu) ? Imaginez que l’on remplace l’élément Air, par la notion de Souffle. Cette énergie que les Chinois ont appelé Qi, (prononcé Tchhhi). Avouez que çà ne manquerait pas d’air et couperait le … souffle à plus d’un ! Le Souffle pourrait alors être assimilé au duo Métal/Bois…. Le Souffle serait dans le son d’une lame fendant l’air ou le bruissement des feuilles d’un arbre, dans le tintement d’une cloche ou les craquements d’un viel escalier sous une charpente de chaumière.

Parfois on me demande si je crois l’astrologie, au Yi Jing et à toutes ces pensées que l’on qualifie souvent d’irrationnelles. J’ai toujours envie de répondre « je n’y crois pas, je m’en sers » de mettre dans ma réponse la question « du croire ». Qu’est-ce que croire ? J’ai bien aimé la réponse d’un invité de la Terre au Carré sur France inter dont j’ai malheureusement oublié le nom et qui a répondu à cette question en disant « je crois à la nécessité de croire ». Pas mieux.

J’ai fini avec bonheur la lecture du livre de Céline Minard, Tovaangar dont je vous ai parlé avec enthousiasme dans mes précédentes Nouv’ailes et qui se situait dans un hypothétique futur de la région de Los Angeles. Le hasard des labyrinthes et des médiathèques m’a fait enchaîné avec un roman de Nina Léger – Mémoires issues de l’eau – qui se déroule en compagnie de quatre femmes dans la même région mais prend sa source dans la ruée vers l’or au mitan du 19ème siècle pour s’échouer dans les terribles incendies qui enflamment le début de notre siècle.

Pour changer totalement d’horizons, je me suis plongé dans la trilogie Bleus Blancs Rouges de Benjamin Dierstein. Le premier tome est une sorte de verbatim des luttes politiques et policières des années 70. Ce n’est pas de la bonne littérature mais un gros pavé lancé dans les faces cachées des remugles de cette époque entre SAC, RPR, CRIM, RG… entre affaire Boulin et traque de Mesrine… entre diamants et Giscard, Bongo et Bokassa. Édifiant et remémorant !

Puis à l’autre bout de l’Afrique, au sud, Sangoma, une belle BD scénarisée par Caryl Ferey et illustrée par Corentin Rouge.

Si vous êtes ou passez par Paris avant le 30 mai, ne ratez sous aucun prétexte la grande exposition (gratuite sur réservation à l’Hôtel de Ville) des photos de Sebastião Salgado hélas disparu en mai dernier organisée par Lélia Wanick Salgado et tout son studio. C’est beau, généreux et profondément humain. Vous pourrez voir l’immense travail de reforestation qu’ils ont réalisé dans la région natale de Sebastião. Et vous aurez la preuve en ces temps où la guerre est présente à chaque coin d’écran combien çà fait du bien de voir du beau.

Si vous êtres amoureux des gingko biloba, allez vous régaler en allant voir Silent Friend de la hongroise Ildikó Enyedi.

J’avais bien aimé le film Palestine 36. Ce qu’il reste de nous, de Cherien Dabis en est en quelque sorte une suite qui court de 1938 à nos jours et éclaire tellement la sinistre actualité de cette région.

Pour les plus petits et les grands aussi, l’étonnant dessin animé Planètes. Dans les autres films aimés ce mois-ci, il y a Les rayons et les ombres, Las Corrientes, Nuestra Tierra et Yellow letters.

Cette chronique et ses images ont été élaborées en écoutant quelques musiques de Michel Portal.

Écoutez du bon fait aussi du bien. Portalez vous bien.

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