QUOI DE NEUVE ? (7)

28 octobre 2022 § 0 commentaire


Savez vous quelle est la montagne préférée des peintres les veilles de vernissage ? La réponse est au bout de cette chronique.

Chronique heureuse de reprendre le Fil du Neuf et la Neuve Ligne juste avant le vernissage (demain samedi 10 septembre de 14 à 20h) de mon exposition LA ROUE ET L’ENTRE qui se tient à la Galerie du Génie de la Bastille jusqu’au dimanche 18 septembre tous les jours du mardi au dimanche où j’assure la permanence de 14 à 20h. https://www.legeniedelabastille.com/exposition/lentre-la-roue-do-delaunay/

Cerise sur les cimaises, je propose un échange de paroles et d’images autour de mon travail sous la forme d’une Conversation entre Un Œuf et La Roue du Temps. L’occasion de mettre des mots autour du silence qui se tisse entre l’œil et l’œuvre, entre les yeux et les cieux de l’art.

C’est mercredi 14 septembre à 19h à la Galerie.

Les essieux de l’été furent quelque peu secoués puisque mon carrosse déguisé en Twingo a eu la mauvaise idée de me lâcher sur la route du départ en vacances, du côté de Nevers… me contraignant à faire l’acquisition impromptue d’un nouveau véhicule prenant la forme d’un Kangoo blanc (y’avait plus de roux!), ma foi bien pratique pour transporter œuvres et matériels, même si la Twingo avait montré une belle capacité dans ce domaine. Kangoo qui va m’être bien utile pour démonter, après la fin de mon exposition, L’ARBRE À MIROIRS qui vous pouvez toujours visionner sur https://dodelaunay.com/2022/05/30/larbre-a-miroirs.html

Après les déboires nivernais et automobiles, l’été fut randonneur dans les monts du Sancy avec quelques belles installations artistiques dans le cadre du festival Horizons-Sancy. Je fus littéralement époustou-méga-soufflé par l’une d’entre elles, due à l’artiste Pier Favre que j’eus la chance et le bonheur de rencontrer in situ. Elle s’appelle Pluie de Monchal et vous pouvez la voir sur https://pierfabre.com/pluie-de-montchal

Puis l’été s’en fut en train vers l’Autriche. Le train n’était pas à Grande Vitesse, et ce fut plaisir d’oublier un instant la frénésie TGVesque pour un brin de tourisme ferroviaire se faufilant dans les vallées alpines en frôlant ce petit pays qui n’existe pas dans les aventures de Tintin et qui s’appelle le Liechtenstein. L’arrivée à Vienne claqua comme une porte fermée avec la clé restée à l’intérieur et je commençais mon séjour sur les bords du Danube par la découverte des tarifs dépannages des serruriers viennois ! Mais fi des accrocs de voyage, la semaine viennoise se coula douce avec les amis des rives danubiennes, entre les airs de La Bohème sous le ciel du château de Klosterneuburg, les peintures de Klimt et Schiele au Léopold Museum et l’univers d’Hundertwasser dans le quartier de son musée… Avant de reprendre voie vers le sud Tyrol et la région d’Innsbruck pour un symposium privé regroupant une bonne douzaine d’artistes internationaux avec comme thème le motif ô combien d’actualité « The Power of Less ». Beaucoup travaillaient la céramique, moi j’étais venu avec quelques douzaines d’œufs plâtrés et des plumes blanches et jaunes. Quatre jours de résidence à Kufstein, près de la frontière allemande, puis dix jours dans la ville de Schwaz, dans la chaleureuse et accueillante maison et le jardin extraordinaire d’Elisabeth et Hinnerkt. Avec juste le plaisir libre et gracieux de jouer, de créer et de partager. Une exposition dans la mairie de Schwaz et deux jours de restitution dans une galerie d’Innsbruck clôturèrent cette sympathique aventure dans des montagnes verdoyantes qui me firent goûter au « pouvoir de moins » de canicule !

« Cent ans de solitude » est un monument de la littérature mondiale. J’ai lu pendant une bonne partie de l’été un roman islandais qui est pour moi de la même dimension : c’est « Ton absence n’est que ténèbres » de Jon Kakman Stefánsson dont j’avais déjà lu « D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds », pendant ma traversée transatlantique, il y a quatre ans. Un univers atemporel où la puissance des sentiments résonnent avec la violence des destins, où le dédale des temps tisse les liens entre écrit et récit (qui sont des anagrammes!).

Lu aussi « À l’abordage » d’Emmanuel Batamack-Tam, bel ouvrage finement ciselé avec Marivaux dans les coulisses des fausses confidences et du triomphe de l’amour. Lu aussi avec plaisir et à voix haute les 22 chants d’une préhistoire rêvée dans le récent livre de Bartabas intitulé Les Cantiques du Corbeau. Matière poétique à dire le rapport à l’animal qui travaille tant notre époque.

Cherche Adam et rêve ! (Proverbe androgyne).

Après un long sevrage estival, j’ai repris, pour adoucir le retour à la grande ville le chemin des salles obscures avec As Bestas, La nuit du 12, Les cinq diables et Flee. Et avant d’aller voir Revoir Paris le film d’Alice Winocour qui est sorti avant hier, j’ai écouté Trois voix pour un procès, podcast de France Inter où une journaliste, un avocat et une victime des attentas du 13 novembre mêlent leurs voix et leurs témoignages à partir de messages audio partagés tout au long du procès.

Entendu à la radio la naissance d’un nouveau mot : infobésité. Et n’espère pas en être avec ce p’tit grain d’sel du 9 septembre. 

Demain c’est le 10, jour de vernissage. Aujourd’hui, j’ai une préférence pour le Mont Ventoux.

do 9922

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