C’était un vendredi 12.
La semaine avait été bien dense. Les portes ouvertes de l’atelier avaient occupé de leur belles lumières le samedi et le dimanche.
La nuit qui m’emmenait vers le lundi fut consacré à l’élaboration de projets de cartes postales et l’occasion de parcourir du regard près de trente ans de pellicules et de planches contacts. Mardi était rédaction du numéro 12 du Journal du Neuf après la journée dans les écoles de Rueil. Le programme du mercredi et jeudi était chargé: finir et envoyer le projet de sculptures sur glace en Suède et répondre à l’appel d’offres pour un timbre sur la Tour Eiffel en Fête. Comme j’ai beaucoup photographié cette dame de fer au début des années 90, je tenais là un excellent prétexte pour peaufiner mon apprentisage de Photoshop. Les nuits furent courtes, le timing tenu.
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Le numéro 12 pour clore le douzième mois de l’année, voilà qui boucle synchrone la ronde du Neuf et des oeufs. A propos, savez vous pourquoi on compte les oeufs par douze et non par dix? Une des explications possible est qu’avec douze oeufs on peut nourrir 1, 2, 3, 4, 6 ou 12 personnes alors qu’avec 10, on peut seulement le faire pour 1, 2, 5 et 10. Il y a plus de multiples de 12 que de 10, donc plus de potentialités. On pourrait appeler cela la loi de multiplication des oeufs, non? Pour les huitres, je ne sais pas et pour les oeufs d’huitres, ça rend l’énigme encore plus “grosse”! C’est sans doute pour ces “multiples” raisons que les chinois qui connaissent l’art subtil de la dualité ont fondé leurs calendriers sur une combinaison rythmée des cycles de dix et douze années, qu’ils appellent les dix troncs célestes et les douze branches terrestres.
Que du Neuf pour ce numéro de rentrée, qui s’en plaindrait? Neuf, neuf, neuf, cette abondance de rime en euf sonne comme le doux chuintement d’un train qui me ramène doucement dans les sphères des paysages quotidiens après un été plein comme un…..oeuf! Il a commencé avec la cueillette de quelques “Mauvaises Herbes” qui étaient cette année le thème du Festival des Jardins de Chaumont sur Loire. Après l’Érotisme de l’été 2002, leurs charmes étaient bien différents mais tout aussi piquants.